1er et 11 novembre : Comment gérer ces jours fériés ?

jours fériés novembre

Le calendrier français comporte son lot de jours fériés et le mois de novembre ne déroge pas à la règle !

Le 1er novembre est le jour férié associé à la fête catholique de la Toussaint, tandis que le 11 novembre commémore la signature de l’armistice mettant fin à la guerre 14-18.

À l’approche de ces nouveaux jours fériés, revenons sur le régime juridique qui leur applicable.

 

Un jour férié est-il toujours chômé ?

Le 1er mai

Parmi les 11 jours fériés légaux inscrits dans le Code du travail, seul le 1er mai est obligatoirement chômé. Ainsi, les salariés sont dispensés de venir travailler ce jour-là mais perçoivent malgré tout leur rémunération habituelle.

Tous les salariés, quels que soient leur statut et leur ancienneté, sont concernés par ce repos. Certaines entreprises ne pouvant pas arrêter leur fonctionnement en raison de la nature de leur activité, bénéficient cependant de la possibilité de faire travailler leurs salariés le 1er mai.

Cela concerne notamment les hôtels, les établissements hospitaliers, les établissements industriels fonctionnant en continu.

Tout savoir sur les jours fériés du mois de Mai.

 

Les autres jours fériés

Les 10 autres jours fériés listés dans le Code du travail, sont les suivants :

  • Le 1er janvier.
  • Le lundi de Pâques.
  • Le 8 mai.
  • Le jeudi de l’Ascension.
  • Le lundi de Pentecôte.
  • Le 14 juillet.
  • Le 15 août.
  • La Toussaint.
  • Le 11 novembre.
  • Le 25 décembre.

À ces jours fériés légaux, s’ajoutent d’autres jours fériés propres à certains départements (par exemple la Saint-Etienne en Alsace-Moselle le 26 décembre), à certaines professions (comme le 25 novembre dans la couture parisienne), ou issus d’usages locaux.

Concernant ces jours fériés, dits jours fériés ordinaires, le chômage n’est pas imposé par le Code du travail. Pour autant, de nombreuses entreprises ne travaillent pas ces jours-là, soit sur le fondement d’un accord (de branche ou d’entreprise), soit en vertu d’un usage.

Le Code du travail porte interdiction aux employeurs de faire récupérer les heures de travail perdues par suite de chômage d’un jour férié. Il est donc exclu d’ajuster les horaires de travail de la semaine concernée en raison de la survenance d’un jour férié.

En revanche, cette récupération est possible pour les journées de « pont » – pratique ne faisant l’objet d’aucune réglementation -, correspondant à un ou deux jours ouvrables compris entre un jour férié et un jour de repos hebdomadaire (ou entre un jour de repos hebdomadaire et un jour férié).

À noter : Sauf dérogation liée au secteur d’activité de l’entreprise, il est interdit de faire travailler un mineur un jour férié. Cela concerne les stagiaires, apprentis ou jeunes travailleurs de moins de 18 ans.

À lire : Nombre de jours travaillés en 2020.

 

Quelles conséquences en cas de chômage du 1er et 11 novembre ?

Si le jour férié survient un jour habituellement travaillé, le salarié ayant au moins 3 mois d’ancienneté ne subira aucune perte de salaire du fait de ce jour non travaillé.

Si le jour férié tombe un jour de repos du salarié (samedi, dimanche ou lundi selon les cas), cela ne donnera lieu à aucune indemnisation supplémentaire.

Veillez cependant à consulter votre Convention collective, celle-ci pouvant prévoir l’octroi d’une compensation (en salaire ou en repos).

 

Quelles conséquences en cas de travail le 1er et le 11 novembre ?

Contrairement à une idée reçue, travailler un jour férié n’ouvre pas nécessairement droit à une contrepartie pour le salarié.

En effet, la loi ne prévoit aucune majoration de salaire pour le travail d’un jour férié autre que le 1er mai.

La convention collective ou un accord conclu dans l’entreprise peut cependant prévoir des contreparties : majoration de salaire, octroi d’un repos…

Ainsi, en cas de travail le 1er et/ou le 11 novembre, sauf dispositions conventionnelles plus favorables, vous n’aurez pas de contrepartie en salaire ou en repos à octroyer à vos salariés.

À lire : Assurance chômage nouvelles règles d’indemnisation.

 

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