Business plan : faut-il prévoir plusieurs scénarios ?

Christophe Perrier, associé au sein du cabinet d’expertise comptable Axens, a été interviewé pour répondre à la question « Business plan : faut-il prévoir plusieurs scénarios ?« .

Article à retrouver ci-dessous ou sur le site du Pacte pour les entrepreneurs :

Destiné à valider l’équilibre financier et commercial d’un projet entrepreneurial, un solide business plan est aussi nécessaire pour convaincre un banquier ou un investisseur d’y mettre de l’argent. Une idée de business original, une étude de marché présentant des possibilités de développement, une stratégie commerciale et marketing innovante… Les principaux éléments sont là. Pour autant, avant de se lancer, mieux vaut envisager différents scénarios.

Le principe du business plan : affiner son projet et ses perspectives

Au départ il y a une idée d’activité à lancer ou à développer. « Pour arriver au plus crédible, il est normal, au début de la construction du projet, d’avoir plusieurs scénarios dont les éléments vont peu à peu être affinés, par le biais d’études de marché et d’échanges avec des professionnels, notamment un expert-comptable », explique Jean-François Laffont, associé au sein du cabinet d’expertise comptable ACG, membre du groupement France Défi. Objectif : vérifier des hypothèses pour finaliser son projet en se basant sur des éléments raisonnables. Il est par ailleurs toujours utile d’envisager un « worst case », autrement dit le pire des cas, afin de donner toutes chances à un projet d’aboutir. « Imaginer que les événements peuvent ne pas se dérouler de manière idéale, c’est aussi se donner la possibilité de concevoir des solutions pour faire face. Il est toujours possible de voir le démarrage de son activité retardé par des difficultés imprévues. Dans ce cas-là, mieux vaut avoir anticipé les besoins en trésorerie pour tenir le temps nécessaire », assure Christophe Perrier, associé au sein du cabinet d’expertise comptable Axens Audit, membre du groupement France Défi. Des prévisions pessimistes que l’on peut garder pour soi, mais qu’il faut avoir en tête en cas d’interrogations d’un banquier ou d’un investisseur.

Tenir compte de la sensibilité de certains facteurs clés

Difficile de convaincre de la solidité d’un projet lorsqu’il dépend en partie de facteurs que l’on ne maîtrise pas. Des exemples ? « Une activité dans le domaine de la santé dont la rentabilité dépendra en partie de la tarification fixée par l’État. Difficile de prévoir dans quel sens les politiques de santé publique pencheront dans les années qui viennent. Même chose pour un projet dans les transports, particulièrement impacté par le prix du gazole. Impossible d’être certains qu’il ne subira pas une forte hausse l’an prochain », constate Christophe Perrier. Il est indispensable de les avoir identifiés pour analyser leur effet sur la réussite de l’entreprise. « S’il faut présenter un seul business plan, celui-ci doit faire état de la sensibilité de ces facteurs clés », assure Christophe Perrier. D’autant plus nécessaire qu’un investisseur potentiel ne manquera pas d’interroger son interlocuteur à ce sujet.

Des présentations différentes

Lors de la quête de financements, c’est un seul scénario, le plus raisonnable, qui doit être présenté à un banquier. « Il se penchera sur la prévision des flux de trésorerie, afin de s’assurer que l’emprunteur aura bien la possibilité de faire face à ses engagements », explique Jean-François Laffont. « Avec un investisseur, en revanche, il sera préférable de mettre l’accent sur l’histoire du projet, ses facteurs clés et ses perspectives de développement », recommande Christophe Perrier. Autant d’éléments qui lui permettront de rêver à son retour sur investissement.

 

Par Jean-Marc Engelhard, Accroche-press’ pour France Defi.
Source : Le Mag Experts & Décideurs.

 

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