Comment tenter votre chance à l’export et sa lancer dans l’exportation ?

En 2012, près de 22 000 entreprises françaises ont démarré une activité d’exportation. Pourquoi pas vous ?

Le marché intérieur n’offrant pas actuellement de réelles perspectives de développement, certaines entreprises n’hésitent pas à regarder du côté des pays étrangers pour trouver de nouveaux débouchés. Alors, si vous aussi envisagez de partir à la conquête de nouveaux territoires et de vous lancer dans l’exportation, voici quelques postes à suivre.

 

Bien se préparer avant de se lancer dans l’export

Votre entreprise, même si elle ne dispose pas d’un service dédié ni d’un réseau international solide, peut, elle aussi, prendre pied sur un marché étranger si son activité s’y prête et si vous êtes déterminé à bâtir une véritable stratégie d’export.
Mais avant cela, il est important d’effectuer un diagnostic export afin d’identifier les atouts de votre entreprise ainsi que ses handicaps. Vous vous interrogerez notamment sur la question de savoir :

  • S’il est possible d’augmenter votre production et de l’adapter aux goûts des nouveaux clients ;
  • Si des ressources financières peuvent être mobilisées pour ce développement d’activité à l’export ;
  • S’il est possible de définir une politique de prix raisonnable compte tenu des frais de port et des droits de douane ;
  • Ou encore si vous ou vos collaborateurs disposez des compétences nécessaires (linguistiques, expérience des marchés étrangers…) pour porter ce projet.

Si les résultats du diagnostic confirment la faisabilité du projet, la démarche export peut être lancée. Vous apprendrez, dans un premier temps, non seulement à mieux cerner les potentialités du marché ciblé mais également à identifier l’ensemble des contraintes techniques, réglementaires ou culturelles qui y sont associées.
Pour estimer l’intérêt économique d’un pays étranger, vous pourrez ainsi vous appuyer sur les études de marchés sectorielles et les « fiches pays » que proposent certains acteurs publics et privés spécialisés (Ubifrance, le Moci…), faire appel aux services économiques des ambassades de France présentes dans les pays cibles et étrangères présentes en France ou encore aux chambres des métiers et aux chambres de commerce et de l’industrie. Des établissements consulaires, qui, par ailleurs, organisent régulièrement des journées de formation portant sur les problématiques de l’export en général ou sur un pays en particulier.

 

Offrir le bon produit

Même si vos produits rencontrent un vif succès en France, ils ne trouveront pas forcément preneur à l’étranger lors de leur exportation. D’abord, pour être exportables, ils doivent être conformes à la législation en vigueur dans le pays destinataire. Leur analyse technique permettra de savoir s’ils peuvent être, en l’état, homologués par l’organisme de contrôle local ou s’ils doivent au préalable être mis en conformité.
Ensuite, vos produits pourront être mal accueillis en raison d’un conditionnement, d’un étiquetage ou d’un prix trop décalé par rapport aux usages locaux. Pour éviter ce risque commercial, vous devez donc, le cas échéant, revisiter votre offre à la lumière des habitudes de consommation de vos futurs clients.

 

Se faire connaître

Votre offre est désormais au point, et vous êtes prêt pour vous lancer dans l’exportation, il vous reste à la faire connaître. En pratique, outre un site Internet présentant dans plusieurs langues vos services et vos produits, vous pouvez utiliser d’autres outils Web pour vous faire connaître, comme les réseaux sociaux ou les e-mailing. Ainsi, à condition, là encore, de maîtriser la langue de vos prospects et l’environnement culturel local, vous pouvez tenter de toucher directement votre coeur de cible ou de créer un effet de « buzz ». Par ailleurs, si vous visez le marché des entreprises ou que vous recherchez un partenaire local pour assurer votre contribution, il convient de vous inscrire dans les annuaires d’entreprises françaises exportatrices présents sur le Web.
Enfin, n’hésitez pas non plus à solliciter la presse en lui adressant des communiqués, directement ou par le biais, par exemple, du réseau Ubifrance.

 

Trouver des financements

Il existe de nombreuses aides à l’exportation. Certaines d’entre elles peuvent être mobilisées au niveau régional, comme le crédit d’impôt export (auprès de la Direccte de votre région), qui permet à une entreprise embauchant une personne dédiée au développement de ses exportations de bénéficier d’un crédit d’impôt pouvant atteindre 40 000 €.
D’autres aides, comme le prêt pour l’export (PPE), devront être recherchées au niveau national. Proposé par Oséo, ce prêt à taux fixe destiné à couvrir des dépenses d’exportation (prospection, foires et salons, frais d’adaptation des produits…) peut atteindre 150 000 €, être remboursé sur 6 ans sans caution du dirigeant ou garantie sur les actifs de l’entreprise.

Publié en juillet/août 2013.

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