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Revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 : une hausse automatique de 2,41%
Le Gouvernement a annoncé une nouvelle revalorisation du salaire minimum de croissance (SMIC) applicable à compter du 1er juin 2026.
Cette augmentation automatique intervient dans un contexte de hausse soutenue des prix à la consommation et emportera des conséquences pour les employeurs, tant sur les rémunérations que sur différents paramètres de paie.
Le SMIC est revalorisé chaque année au 1er janvier selon des règles légales prenant notamment en compte l’évolution de l’inflation et du pouvoir d’achat des salariés.
Mais le Code du travail prévoit également une augmentation automatique en cours d’année lorsque l’indice des prix à la consommation, hors tabac, des ménages les plus modestes progresse d’au moins 2% par rapport à l’indice retenu lors de la précédente revalorisation.
La publication par l’INSEE, le 13 mai 2026, des chiffres définitifs de l’inflation du mois d’avril a entraîné le déclenchement de ce mécanisme légal. Le ministère du Travail a ainsi confirmé une revalorisation du SMIC de 2,41 % à compter du 1er juin 2026.
CONTENU OPTIONNEL
Quels seront les nouveaux montants applicables ?
À partir du 1er juin 2026 :
le SMIC horaire brut passera de 12,02 € à 12,31 € ;
le SMIC mensuel brut atteindra 1 867,06 € pour un salarié mensualisé, à temps complet soumis à une durée hebdomadaire de 35 heures ;
Cela représente une augmentation mensuelle d’environ 44 € bruts.
À titre indicatif, le SMIC net mensuel devrait s’établir autour de 1 478 €, sous réserve bien entendu des cotisations applicables dans l’entreprise et de la situation individuelle du salarié.
Le minimum garanti (MG), utilisé notamment pour l’évaluation des avantages en nature repas, sera également revalorisé au 1er juin 2026 et passera de 4,25 € à 4,35 €.
Cette hausse du SMIC en juin 2026 implique plusieurs vérifications pour les entreprises.
Vérifier les rémunérations des salariés concernés
Les employeurs devront s’assurer que les salariés rémunérés au niveau du SMIC ou à un niveau proche bénéficient bien, à compter du 1er juin, d’une rémunération au moins égale au nouveau minimum légal.
Cette vigilance concerne notamment :
les salariés à temps partiel ;
les salariés dont la rémunération intègre des éléments variables ;
les apprentis et salariés en contrat de professionnalisation ;
les jeunes travailleurs bénéficiant d’un abattement spécifique ;
les salariés soumis à des durées collectives supérieures à 35 heures.
Il convient également de vérifier les minima conventionnels applicables dans la branche, certaines grilles de rémunération pouvant devenir inférieures au SMIC à la suite de cette revalorisation.
Mettre à jour les paramètres de paie
Le relèvement du SMIC a également des conséquences techniques sur plusieurs dispositifs sociaux et paramètres de calcul.
Sont notamment concernés :
la réduction générale de cotisations patronales ;
les exonérations applicables aux apprentis ;
certains plafonds d’exonération de cotisations et contributions sociales ;
les indemnités d’activité partielle ;
certains seuils de CSG-CRDS ;
les plafonds utilisés pour le calcul des indemnités journalières de sécurité sociale.
Les logiciels de paie devront donc être actualisés afin d’intégrer les nouveaux montants applicables dès les paies du mois de juin.
Une question encore en suspens concernant la réduction générale de cotisations
Comme lors de précédentes revalorisations intervenant en cours d’année, une interrogation subsiste concernant le paramètre SMIC à retenir pour le calcul de la réduction générale de cotisations patronales.
En principe, lorsque le SMIC évolue en cours d’année, le calcul annuel est ajusté prorata temporis afin de tenir compte des différentes valeurs successives du SMIC.
Toutefois, le Gouvernement conserve la possibilité de maintenir la valeur de référence fixée au 1er janvier par voie réglementaire. Des précisions sont donc encore attendues sur ce sujet avant l’entrée en vigueur de la revalorisation.
Une mesure dans un contexte de soutien au pouvoir d’achat
Cette augmentation du SMIC s’inscrit plus largement dans les mesures annoncées par le Gouvernement pour soutenir le pouvoir d’achat des travailleurs modestes dans un contexte économique marqué par les tensions inflationnistes.
Même si cette revalorisation est automatique et prévue par les textes, elle aura des conséquences concrètes et immédiates pour de nombreuses entreprises, notamment en matière de masse salariale et de gestion de la paie.
La revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 : En résumé
La revalorisation du SMIC à 12,31 € brut de l’heure au 1er janvier 2026 impose aux employeurs de procéder sans délai à une vérification des bulletins de paie, des contrats de travail et des grilles de rémunération.
Une attention particulière doit être portée aux salariés rémunérés au minimum légal ainsi qu’aux contrats en alternance, afin de garantir la bonne conformité.
N’hésitez pas à nous contacter pour un accompagnement en matière de droit du travail.
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